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Le trekking, la randonnée en montagne et les sports de neige sont des formes de tourisme de plus en plus populaires. Toutefois, ces activités comportent des risques liés à l'altitude, au soleil, au froid et à l'exercice physique intense. Goûter aux joies de la montagne exige de savoir prévenir ces risques.
Prévenir le mal aigu des montagnes
Randonneurs, skieurs et autres adeptes des cimes rocheuses peuvent souffrir du mal aigu des montagnes dès 2 000 mètres d'altitude. Ce phénomène est dû à la baisse de la pression atmosphérique lorsque l'on monte en altitude. La quantité d'oxygène disponible dans l'air diminue, ce qui rend les efforts plus difficiles et peut provoquer des troubles particuliers.
Lors d'un séjour d'au moins six heures au-dessus de 2 500 mètres, 50 % des personnes connaissent des signes légers de mal aigu des montagnes : maux de tête, vertiges, insomnies, fatigue, essoufflement rapide en cas d'effort. Ces symptômes durent en général deux jours, le temps que l'organisme s'adapte à l'altitude. Le risque est d'autant plus élevé que la montée en altitude est rapide (par exemple, lors d'une arrivée en avion dans une ville d'altitude).
Si la personne touchée poursuit son ascension sans laisser le temps à son organisme de s'habituer, les signes peuvent s'aggraver : mal de tête aigu, toux sèche, difficultés à respirer, troubles de la conscience, vomissements, gonflements (oedèmes) au visage ou des mains (les bagues s'incrustent dans les doigts, les bracelets sont plus serrés). Une descente devient urgente car, si l'ascension se poursuit, les poumons et le cerveau peuvent être atteints : oedème pulmonaire ou cérébral, pouvant entraîner un coma, voire la mort.
Pour éviter ces problèmes, mieux vaut respecter quelques précautions lors de vos sorties en montagne.
- D'une manière générale, il est préférable de ne pas monter trop vite et de respecter des paliers :
- à partir de 1 700 mètres, ne grimpez pas plus de 700 mètres par jour, et ce jusqu'à 3 500 mètres ;
- au-delà de 3 500 mètres, ne grimpez pas de plus de 500 mètres par jour.
- Efforcez-vous de dormir à une altitude inférieure à l'altitude la plus élevée atteinte dans la journée. Passez deux nuits de suite à la même altitude à chaque fois que vous passez un nouveau seuil de 1 000 mètres d'altitude.
- Évitez le surmenage et la déshydratation, et mangez suffisamment de glucides (pâtes, féculents, pain, etc.). Déplacez-vous à votre rythme, sans forcer.
- Si vous êtes sujet au mal aigu des montagnes, votre médecin peut éventuellement vous prescrire un traitement préventif à base d'acétazolamide (Diamox), mais celui-ci doit être utilisé avec précaution.
Pour les personnes qui ont déjà souffert du mal aigu des montagnes, certains centres hospitaliers spécialisés (par exemple les services de physiologie ou d'explorations fonctionnelles des hôpitaux de Bobigny et de Grenoble) sont équipés pour effectuer des tests avant le départ et optimiser les conseils de prévention.
En dehors du mal aigu des montagnes, les changements rapides d'altitude (téléphériques, par exemple) peuvent provoquer des douleurs aiguës au niveau des tympans en cas de rhinopharyngite, d'otite ou de sinusite.
Les enfants et l'altitude
Les médecins déconseillent les séjours au-dessus de 1 200 mètres aux enfants de moins de six mois, au-dessus de 2 000 mètres pour ceux âgés de moins de un an, au-dessus de 2 500 mètres pour les moins de deux ans et au-dessus de 3 000 mètres pour les moins de dix ans. Bien sûr, ces précautions ne s'appliquent pas aux enfants qui naissent et vivent en altitude.
Prévenir les accidents en randonnée
Il est indispensable de prendre certaines précautions lors de vos randonnées. Chaque été, sur le seul territoire national, 3 000 personnes sont secourues en montagne.
- Des vacances consacrées à la randonnée nécessitent une certaine préparation physique, en particulier si vous êtes habituellement sédentaire. Préparez-vous au moins un mois avant : longues marches, natation ou footing plusieurs fois par semaine. Pour le trekking en haute montagne, il est préférable de s'entraîner à marcher en altitude avant le séjour.
- De bonnes chaussures adaptées à vos pieds sont indispensables pour la marche. Pour la randonnée, prenez des chaussures de montagnes, montantes et antidérapantes. Si vos chaussures sont neuves, portez-les avant votre séjour, une façon de vous y habituer, les assouplir et voir si elles vous conviennent. Mettez des chaussettes épaisses en coton avec les coutures à l'extérieur, pour limiter l'apparition d'ampoules.
- Pour éviter les problèmes musculaires, mieux vaut aller à une allure modérée pendant la première demi-heure. Si vous êtes novice, ne vous lancez pas dans des randonnées de longue durée (un à plusieurs jours). Commencez par quelques heures de marche.
- Faites des pauses régulières. Profitez-en pour vous restaurer et vous hydrater. Pensez à emporter gourdes d'eau et nourriture d'appoint (barres de céréales, gâteaux, sandwichs, etc.). Attention, les enfants se déshydratent plus vite que les adultes et sont plus vulnérables à la chaleur et au froid.
- En montagne, la randonnée se prépare avec soin. Choisissez un itinéraire adapté aux capacités du randonneur le moins entraîné. Prévoyez une solution de repli en cas de mauvais temps (refuge, autre itinéraire, etc.) et n'oubliez pas de consulter la météo. Vérifiez auprès de votre assureur que vous êtes couvert pour les coûts liés à un sauvetage en montagne.
- Ne chargez pas trop votre sac à dos. Idéalement, son poids ne doit pas excéder 20 % de celui du randonneur. N'emportez que le nécessaire.
- N'oubliez pas votre trousse de premier secours.
- Pour préserver votre peau des coups de soleil, appliquez toutes les deux heures une crème protectrice d'un facteur de protection de 30 au minimum. Portez des vêtements légers, des lunettes anti-UV et un chapeau. Prévoyez également des vêtements chauds et des vêtements de pluie car la météo peut changer rapidement en montagne.
- Évitez de partir seul. Randonner à deux ou en groupe permet d'aller chercher du secours en cas d'accident. Si vous n'êtes pas un habitué de la montagne, il est plus sûr de partir avec un guide lors de vos premières excursions.
- Avant de partir en randonnée, prévenez toujours quelqu'un du parcours prévu. En cas de problème, les secours sauront plus facilement où vous chercher.
Prévenir les accidents de sports de neige
Le ski alpin, le ski de fond, le surf des neiges ou les promenades en raquettes ne sont pas sans risque : chutes, froid, altitude, soleil, voire avalanches.
- Prenez des cours pour apprendre les bons gestes qui ménageront vos articulations, vos muscles et vos tendons. Échauffez-vous avant et étirez-vous après votre journée de ski.
- Un équipement adapté (skis, chaussures, bâtons, etc.) est essentiel pour prévenir les accidents.
- Faites régler et ajuster vos fixations par un professionnel ; plus de 50 % des entorses du genou sont dues à des fixations mal réglées.
- Les enfants skieurs doivent porter un casque : cette précaution divise par deux le risque de traumatisme crânien.
- Contre le froid, portez des vêtements chauds et légers, laissant le moins possible de peau à l'air libre. Pensez aussi à protéger vos extrémités (mains, nez, oreilles, etc.), très exposées aux engelures, avec des gants, un bonnet et une écharpe.
- Appliquez toutes les deux heures une crème protectrice d'un facteur supérieur à 30. Pour protéger vos lèvres du soleil et du froid, utilisez un bâton de matières grasses avec filtre UV. Pour éviter de l'ophtalmie des neiges, portez en permanence des lunettes filtrantes.
- La montagne peut être dangereuse : avant de vous aventurer hors des pistes balisées, prenez connaissance des risques d'avalanche. L'accompagnement ou les conseils d'un guide de haute montagne sont vivement recommandés pour la pratique du ski hors piste.
- Les accidents de ski arrivent le plus souvent en fin de journée et ce n'est pas un hasard. Sachez vous arrêter et ne vous forcez pas à redescendre à ski lorsque la fatigue se fait sentir.